Bonjour, je n'ai pas encore d'accès personnel à Internet mais ça devrait être réglé d'ici la fin de la semaine.
Je suis à Osaka, mais Shiho est à Nagoya.
/*je ne suis pas dans la ville d'Osaka comme je l'avais cru au début mais dans la préfecture d'Osaka, d'où le nom de l'université:Osaka Kyoiku. La ville dans laquelle je suis s'appelle Kashiwara et le quartier où se trouve la résidence universitaire s'appelle Asahi ga oka qui signifie "la colline du soleil levant"... */C'est un étudiant étranger qui est au Japon depuis 3 ans qui est venu me chercher à l'aéroport. il se charge de moi jusqu'à la fin de la semaine pour m'aider dans mes démarches.
Le premier vol a été très calme, en effet le décollage ainsi que l'atterrissage se sont fait en douceur. Concernant le vol, j'ai eu la sensation d'être dans un train sans contact au sol, mais dont le wagon se balancerait davantage. Lors du décollage on est un peu gêné au niveau des oreilles.
Avant l'arrivée à Tokyo j'ai entamé la conversation avec mon voisin dans l'avion (ma place était en plein milieu). A l'arrivée, il m'a aidé pour la correspondance. Je n'ai pas pris la correspondance prévue car le temps d'effectuer les enregistrements et les contrôles à l'entrée du pays, il était trop tard. J'ai donc attendu dans le même aéroport. Je suis arrivé deux heures plus tard que prévu mais mon voisin avait pu contacter mon université pour l'avertir du changement de vol.
Pour le deuxième vol, j'ai pris un avion un peu plus ancien et comme il y avait peu de monde j'avais pu choisir une place sur le côté (au niveau de l'aile gauche). le décollage fut un peu plus mouvementé et j'avais un peu moins confiance en la résistance de l’appareil, d'autant plus que j'avais à peine posé la main contre le hublot afin de cacher un reflet qui me gênait pour profiter du décollage que j'ai entendu un craquement. j'ai pourtant dormi pendant presque toute la durée du vol, (l'avion a dû changer d'altitude avant de préparer son atterrissage et ça a dû me réveiller.) Cependant il a prévenu qu'il ne pouvait pas se poser immédiatement et qu'il devait tourner encore 15 minutes.
On a traversé Osaka et j'ai pu voir la ville illuminée juste devant l'aile gauche avant l'atterrissage. C'était vraiment un beau spectacle. À l'arrivée j'ai tellement voulu me dépêcher de récupérer ma valise que je suis arrivé dans le hall principal les mains vides. j'ai donc fait demi tour et voyant des gens rassemblés j'ai supposé qu'ils devaient attendre leurs bagages.
Après ça j'ai pris contact avec la personne qui m'attendait. J'étais persuadé qu'il était enseignant jusqu'à ce qu'il me dise qu'il était chinois, qu'il étudiait le japonais et qu'il était mon voisin à la résidence.
En traversant la ville je fus très surpris de ne pas me sentir à l'étranger, toujours à Lyon tant il y avait de ressemblance, très peu d'enseignes frappantes et colorées. Il y avait bien des enseignes, écrites en japonais, mais pas assez originales pour me dépayser. même après une journée complète en ville, j'ai encore du mal à me sentir au Japon. ??
J'ai tout de même eu des contacts avec des commerçants (ça n'a pas toujours été évident) et ça m'a un peu aidé à réaliser que j'avais quitté la France.
Enfin je ne me sens pas perdu et ça me surprend presque. Jeudi il y a une réunion pour les étudiants étrangers ainsi qu'un test pour placer chacun dans des classes adaptées.
Pour Shiho, il semble que ses parents ne soient en définitive pas enchantés de me voir. Shiho leur a en fait dit qu’elle souhaitait venir me voir à Osaka et ça n'a pas dû leur plaire. Je verrai comment les choses se déroulent.
/* problème réglé*/Ma chambre se trouve au rez-de-chaussée. Mon voisin chinois qui m'a accueilli habite à quelques chambres de la mienne,séparée par des chambres ou logent d'autres chinois, d'ailleurs les autres étages aussi sont occupés par des chinois il me semble (asiatiques en tout cas) j'ai presque cru être le seul occidental du bâtiment jusqu'a ce que je croise une fille qui n'était pas asiatique (a moins qu'elle ne soit russe...) je n'ai fait que la croiser mais j'aurai sans doute l'occasion de demander.
/*En fait il y a la russe, une allemande, une américaine, une mexicaine dans le batiment. A part les chinois il y a une thailandaise, et des coréennes. Il y a également un coréen juste à côté de ma chambre. */

Je suis presque effrayé de la façon dont j'attire l'attention. Si je reprenais une chanson de Sting je pourrais dire « I'm legal alien in Japan ». Une classe de primaire en excursion me faisant bonjour de la main, une cycliste qui traverse un carrefour sans détacher son regard, une étudiante en sens inverse sur un escalator qui me fixe jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de visibilité (j'aurais pensé qu'elle aurait fini par détourner son regard gênée par le mien) et d'autres regard plus discrets mais assez marquants pour réaliser qu'un étranger au Japon, ça fait vraiment tache. C'est pas comme en Europe ou aux Etats Unis où l'on a l'habitude de voir toute sorte de monde et où ce genre de réaction est inexistante.
J'ai acheté un portable. Au japon il n'y a pas de sms. Les messages sont des emails. On a un numéro de téléphone dont la numérotation diffère des téléphones fixes. On peut accéder a Internet et échanger des mails d'ordinateur à portable, mais il faut payer un abonnement optionnel.
On peut néanmoins se passer de l'abonnement mais le cout de la communication est alors très élevé. Je me suis donc contenté des communications et des mails de portable à portable.
Les communications de portables sont assez cher donc les japonais utilisent leurs portables essentiellement pour envoyer des mails.
Je finis la semaine avec la journée d'orientation et vais essayer d'aller à Nagoya samedi pour voir Shiho.
Ce sera mon premier trajet solitaire dans un train japonais car jusqu'à présent j'ai toujours mon voisin dont je suis à la charge jusqu'à la fin de la semaine qui m'accompagne dans chaque déplacement.
Les claviers Windows japonais, c'est très désagréable pour taper en français. C'est un clavier anglais dont les touches 'espace' et 'effacer' ont été rétrécies pour laisser la place à de nouvelles touches pour passer les caractères occidentaux aux caractères asiatiques. Ça pourrait être pire mais c'est quand même pas la joie de rédiger de cette façon un texte en français. Quand j'aurai un accès Internet personnel ça ira mieux.
Il y a 7heures d'avance au Japon.
Jeudi, j'ai eu la journée d'orientation avec le test en fin de matinée. C'est un test de niveau. Il en existe 4, le niveau un étant le plus élevé. Celui que j'ai passé était de niveau 3. Le niveau 1 et 2 n'ont rien à voir avec les niveaux 3 et 4 dans leur contenu. Le test consistait en exercices de textes à trou, QCM, un texte à lire avant de répondre aux questions s'y rapportant, puis un résumé de ce texte et enfin compléter des phrases. Le dernier exercice a été le plus dur car malgré le fait que je comprenne les phrases les parties charnières étaient incompréhensibles.
L'après midi des documents nous ont été remis concernant la vie sur le campus en tant qu'étudiants. Des recommandations contre les voleurs ou les pervers, un calendrier d'événements concernant l’université, des propositions de sorties, excursions, et le planning des étudiants étrangers à moduler en fonction de chacun, la carte d'étudiants et entre autres, les identifiants pour accéder a Internet.
La journée s'est achevée par un buffet.
Le lendemain, j'ai pris le train à 7h pour rejoindre la gare centrale d'Osaka et prendre ensuite un car pour Nagoya. Le Shinkansen étant trop cher (ticket+charges diverses) et le temps de voyage en car est raisonnable.
Donc à 8h j'ai pris le car et je suis arrivé à Nagoya à 11h30 après quelques ralentissements. Shiho m’attendait.
Nous sommes allés manger dans un restaurant de nouilles. L'après-midi nous avons cherché un hôtel, car j'avais prévu de repartir le soir mais comme je voulais voir Shiho plus longtemps j'ai décidé de rester une nuit à Nagoya.
Nous avons trouvé un hôtel qui ne semblait pas cher mais étant donné que c'était le week-end les prix n'étaient pas les mêmes. J’ai malgré tout pris la chambre.
Nous sommes donc redescendus et nous sommes allés prendre un soda dans une galerie marchande.
Ensuite elle est rentrée chez elle, car elle habite en fait à une heure de Nagoya, comme j'habite à une heure de la ville d'Osaka. Shiho travaille depuis le début du mois dans un combini (abreviation de convinient store) ou épicerie. Elle remplit les rayons de lait avant l'ouverture du magasin.
Le lendemain nous avons mangé des takoyaki (pieuvre grillée),ce sont des beignets de pieuvre aux légumes. C'était très bon. Ensuite nous sommes allés dans une rue piétonne pour flâner un peu et faire des purikura (abréviation de print club), ce sont des photomatons destinés surtout aux ados qui veulent se prendre en photos entre amis.
Le maneki neko
A 17h30 j'ai pris le car pour rentrer a Osaka. Arrivé à 20h30 j’ai fait le tour de la gare en repensant au week-end. J'ai finalement décidé de rentrer et ai fait quelques courses au passage pour rentrer chargé, forcé de faire les quelques kilomètres de montée, de la gare à la résidence, à pied. Je les fais d'habitude mais en descente.